
Bisbille entre les organisateurs et les établissements gays lyonnais pour la Gay Pride. Les bars et boîtes remiseront char et paillettes au garage le 20 juin, pour protester contre un mot d’ordre sur les transgenres jugé trop réducteur
Le samedi 20 juin, ils participeront à la Gay Pride lyonnaise mais à leur manière, sans tambour ni trompette, en restant derrière leurs comptoirs. Le Cap Opéra, l’UC, le FG Bar, le FG club, établissements gays et lesbiens lyonnais, ont été exclus des festivités 2009 par l’association organisatrice « Lesbian and Gay pride ».
« Faux, c’est nous qui avons refusé de participer, du coup ils nous ont exclus », reprennent les patrons Régis et Maman.
La bisbille a débuté en mars, lors d’une réunion de préparation. « Quand on nous a annoncé le mot d’ordre de la 14e marche – « Respectons la transidentité, Refusons la transphobie » -, nous avons fait savoir notre mécontentement. Le thème n’est pas assez fédérateur, pas assez large. C’est bien trop réducteur de la cause ! », explique Régis.
« Là , on ne traite qu’une minorité dans la minorité alors que c’est quand même la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans. Nous n’avons bien évidemment rien contre les transgenres, mais il y a déjà eu, il y a quelques semaines, une journée de défense de leurs droits qui leur a été consacrée et qui a apporté des avancées puisque Roselyne Bachelot a annoncé vouloir dépsychiatriser les trans, une de leurs revendications. »
« Pourquoi ne pas nous aligner sur Paris qui a choisi pour mot d’ordre : A quand le courage politique ? », s’interroge Maman. « La Gay pride doit rester une journée militante la plus représentative des Gays, lesbiennes, trans et bi ! »
« Mais cette opposition nous a valu de nous faire exclure par les organisateurs qui disaient encore de nous l’an dernier que nous étions des valeurs sûres », s’insurge Régis.
« Nous les avons effectivement exclus de la tenue de la 14e Marche des fiertés », confirme David Souvestre, président de la Lesbian an Gay Pride (lire ci-dessous). « Parce qu’ils ont eu des propos transphobes. » Propos que nient Régis et Maman, les deux principaux concernés.
Le char a été annulé et remplacé par de simples t-shirts portant l’inscription « Interdisons l’interdiction », que Régis, Maman, leur associé Fabien et leurs employés porteront le jour J à l’UC, au FG Bar, au FG Club au Cap Opéra, mais aussi chez d’autres opposants au mot d’ordre choisi par la LGP : le Domaine Bar, l’Antre d’e, la Ruche, le L Bar. Soit une bonne partie des établissements gays et lesbiens lyonnais qui annoncent déjà : « L’année prochaine nous ne participerons pas non plus à la Gay Pride mais nous organiserons quelque chose de notre côté ! Cette année, c’est trop tard ! » Reste à voir si la scission se ressentira, le 20 juin, dans les rangs de la 14e Marche des fiertés, qui avait attiré 8 000 participants en 2008.
SOURCE :
» Le Progrès







=Kei=
A voir aussi l’article paru sur Lyon Capitale : http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=01&article=7941
=Kei=
On continue la revue de presse :
20 minutes : http://www.20minutes.fr/article/329937/Lyon-Un-theme-moi-non-plus.php
Le Progrès : http://www.leprogres.fr/fr/region/l-ain/ain/article/1653069,179/Des-bars-exclus-de-la-Gay-pride-lyonnaise.html
Sebde
Comme quoi ces gérants d’établissements se sont bien plantés car 10 000 personnes cette année par rapport aux 8 000 habituels …
Effectivement c’etait trop réducteur… Au moins, ces patrons eviteront de la ramener les prochaines années !